𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲 𝗗𝗼𝘀é 𝗼𝘂 𝗹𝗮 𝗰𝗵𝗮𝗺𝗯𝗿𝗲 𝗻𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 *𝗟𝗮 𝘃𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗳𝗮𝗶𝘁𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀*
*La violence faite aux autres* rappelle que personne n’est protégé d’une affaire pénale. Personne.
Il rappelle également que la justice n’est pas un théâtre d’opinion. Sa place est au prétoire. Avec des juges qui ne regardent que les faits et les preuves, qui s’appuient sur les lois, des témoins, des avocats. Dehors ne devraient pas être « un souffleur » en matière de Justice.
Et puis, la justice, n’a pas de place sur les réseaux, ni dans les studios, ni dans les dîners où l’on condamne avant de comprendre. On peut avoir un avis. Pas juger.
Il rappelle également que nous sommes un grand pays et que notre système carcéral est indigne. Il faut des moyens. On ne peut faire vivre des présumés innocents et des coupables avec des rats, des cafards et une atteinte pareille à la dignité humaine.
Et le temps. Le temps et sa chape. Ce temps qui peut abîmer irrémédiablement des innocents…
Il y a Venise aussi. La ville qui s’effondre et recommence. Sa splendeur qui étreint. Et cette effraction du destin dans un couple qui regarde Venise, son éphémère et son éternel recommencement.
Et puis nous lecteurs. Nous arrivons avec nos certitudes sur les grandes affaires de Marie Dosé. Le livre ne cherche pas à les corriger ou à convaincre. Il fait plus. Il nous fait réfléchir…
À mesure que l’époque réclame des coupables immédiats, ce texte défend encore une idée presque obscène de nos jours : l’humanisme. Non comme posture morale. Comme risque.
Marie Dosé, *La violence faite aux autres*, Éditions du Sonneur.
Sandrine Duvillier

