Chroniques

*De la terre des pleurs un grand vent s’éleva*

« Le malheur immense est inaudible. » 

Cinq mots, une gifle. C’est par là que Jane Sautière entre dans son livre et c’est par là qu’elle nous fait entrer, nous, dans le sien.

Elle ajoute aussi : 

« Ceci est le récit de la présence d’exilés en Europe, dans une grande ville riche d’un pays riche, Paris. Il est possible que ce soit pire ailleurs. Je ne sais pas. Je parle à partir de mes propres observations au fil des jours, subjectives.

Il s’agit d’un relevé des traces que les réfugiés laissent de leur passage, de leur empreinte, de leur ombre.

C’est sans doute le seul pouvoir de la littérature et la barque qui les contient encore… »

Jane Sautière, * De la terre des pleurs un grand vent s’éleva* 

Quidam Editeur 

Rencontres Littéraires et Autres

𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗙𝗶𝗹 𝗱𝗲 𝗠𝗲́𝗺𝗼𝗶𝗿𝗲𝗦 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲 ! 

 𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗙𝗶𝗹 𝗱𝗲 𝗠𝗲́𝗺𝗼𝗶𝗿𝗲𝗦 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲 ! 

 𝗠𝗮𝗿𝗱𝗶 𝟮𝟵 𝘀𝗲𝗽𝘁𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟲 – 𝟭𝟵𝗵

 𝗖𝗵𝗲𝘇 Anne Ghisoli et son équipe 

 Librairie Gallimard Paris (15, Boulevard  Raspail – 75007 Paris)

 𝗧𝗵𝗲̀𝗺𝗲 : 𝗘𝘀𝗽𝗮𝗴𝗻𝗲𝘀 𝗮𝘂 𝗽𝗹𝘂𝗿𝗶𝗲𝗹

Une traversée sensible, vibrante, des Espagnes. Entre ferveur et ferias, entre peinture, mode et mystère du flamenco, entre vagues, poésie et guitare.

 Christiane Rancé ouvre la rencontre avec 𝘘𝘶𝘦 𝘷𝘪𝘷𝘢 𝘌𝘴𝘱𝘢𝘯̃𝘢 ! 𝘜𝘯 𝘪𝘵𝘪𝘯𝘦́𝘳𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘢𝘮𝘰𝘶𝘳𝘦𝘶𝘹 (éditions Tallandier). Une écriture mystique, exaltée, portée autant par le rêve que par la lucidité, qui embrasse les Espagnes intimes, ardentes et contrastées, celles des passions, des croyances et de la fête.

 Marie-Laure Ruiz-Maugis  fait se répondre Goya et Yves Saint Laurent, avec 𝘎𝘰𝘺𝘢 𝘦𝘵 𝘠𝘷𝘦𝘴 𝘚𝘢𝘪𝘯𝘵 𝘓𝘢𝘶𝘳𝘦𝘯𝘵, 𝘓’𝘌𝘯𝘧𝘢𝘯𝘵 𝘣𝘭𝘦𝘶 𝘦𝘯 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘢𝘨𝘦 (éditions Macenta). Historienne de l’art et flamenca elle-même, elle dira la danse flamenca, dans ce qu’elle a de plus profond, de plus libre, de plus mystérieux.

 Alain Hoareau complète cette traversée avec 𝘓𝘢 𝘝𝘢𝘨𝘶𝘦 𝘢𝘶 𝘥𝘰𝘪𝘨𝘵 (éditions Unicité). Par la poésie, l’image et la musique, il dira l’éphémère et la perte. Il fera également entendre l’âme de la guitare espagnole : son histoire, ses vibrations, ses silences, sa ferveur.

Une rencontre à trois voix, 

suivie  d’une séance de dédicaces.

 Il y aura captation.

Les livres de la dédicace, et nous-mêmes, serons sur place.

 𝗘𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲, 𝘂𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗿𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲 :

En arrivant, chacun qui aura chez lui déjà inscrit son nom sur un petit post-it, le déposera dans la coupelle prévue à l’entrée. Trois noms seront tirés au sort. 

Chaque gagnant repartira avec les trois livres des auteurs invités.

 Et les non-Parisiens ne seront pas oubliés pour cette première : une question, dont la réponse se trouvera dans la captation, donnera lieu elle aussi à un tirage au sort. 

Informations à suivre.

 𝗟’𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲.

Nous vous attendons nombreux ! 

 Le calendrier des Fils de MémoireS à suivre. Dont déjà :

 Le 24 novembre 2026 (toujours chez Anne Ghisoli – Librairie Gallimard)

Anne Godard , *Nous aussi* (Actes Sud)

**********

Et le Fil de Mémoires reporté de juin dernier aura lieu le 19 janvier 2027 avec 

– Noëlle Châtelet, Mireille Diaz-Florian, Ella Balaert, Virginie Megglé, Paloma Hermina Hidalgo

Chroniques

*Le pays des étés*

𝐋𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐞́𝐬…

« 𝐶𝑒 𝑝𝑎𝑦𝑠 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑛 𝑏𝑜𝑛ℎ𝑒𝑢𝑟. 𝐶𝑒 𝑠𝑒𝑛𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑎𝑖𝑡 𝑑’𝑒𝑥𝑝𝑙𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 ; 𝑐’𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑖𝑛𝑡𝑢𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑢𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑠𝑢𝑟𝑣𝑖𝑣𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑, 𝑎𝑙𝑙𝑜𝑛𝑔𝑒́ 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑒𝑙𝑜𝑢𝑠𝑒 𝑔𝑟𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 𝑡𝑟𝑒𝑚𝑝𝑒́𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑜𝑠𝑒́𝑒, 𝑗’𝑒́𝑐𝑜𝑢𝑡𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑏𝑟𝑢𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑢 𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑟𝑏𝑟𝑒𝑠. 𝑃𝑟𝑒̂𝑡 𝑎̀ 𝑝𝑙𝑒𝑢𝑟𝑒𝑟, 𝑗’𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑑𝑒́𝑗𝑎 𝑙𝑒 𝑐œ𝑢𝑟 𝑠𝑒𝑟𝑟𝑒́ 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑗𝑜𝑖𝑒 𝑠𝑖 𝑓𝑎𝑐𝑖𝑙𝑒. 𝐽’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑡𝑎𝑟𝑑, 𝑒𝑛 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑖𝑣𝑜𝑖𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑙’𝑎𝑏𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒, 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑖𝑚𝑜𝑛𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑 𝑐ℎ𝑎𝑔𝑟𝑖𝑛. 𝐼𝑙𝑠 𝑟𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑒𝑛𝑡, 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑚𝑒𝑟 𝑜𝑢̀ 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑙𝑒. 𝐿𝑎 𝑚𝑒𝑟 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑙𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠. »

Un pays, ici, ce n’est pas une géographie : c’est une saison. L’été, précisément, celui qui revient chaque année à la même adresse, avec les mêmes odeurs, jusqu’au jour où il ne revient plus au même endroit. 

Voilà le sujet du nouveau livre de Pierre  Adrian.

On « entre » dans le roman, par le corps avant d’entrer par l’histoire. Le sel, le granit, le sable resté dans les draps, la main de la grand-mère sur la rampe.

C’est une mémoire sensorielle, pas une intrigue.

La grand-mère « meurt une nuit, comme on meurt souvent après une longue vie, dans cette heure d’ombre où tout bascule sans bruit »

Et avec elle s’en va ce qui tenait la famille, la maison. 

La maison doit être  vendue.

Une maturité soudaine prend la place de l’insouciance. Une génération cède la place à la suivante, une maison change de main, la vie continue ailleurs.

Pierre Adrian raconte ce portail qui se referme. 

Il raconte comment les souvenirs vont reconstruire « 𝐿e pays des étés » dans chacun.

C’est tendre, poétique, mélancolique comme dans toute bascule du temps…

Quand on comprend qu’il sera impossible de revenir sur les mêmes lieux.

Il faudra apprivoiser la perte.

Une phrase résume tout : 

« 𝐽’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑡𝑎𝑟𝑑, 𝑒𝑛 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑖𝑣𝑜𝑖𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑙’𝑎𝑏𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒, 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑖𝑚𝑜𝑛𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑 𝑐ℎ𝑎𝑔𝑟𝑖𝑛. 𝐼𝑙𝑠 𝑟𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑒𝑛𝑡, 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑚𝑒𝑟 𝑜𝑢̀ 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑙𝑒. 𝐿𝑎 𝑚𝑒𝑟 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑙𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠. »

Écrire, n’est pas seulement raconter une histoire.

C’est déloger de soi ce quelque chose de silencieux, qui deviendra une phrase, des mots, un pays, une saison.

Et Pierre Adrian le fait merveilleusement.

« 𝐼𝑙 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑢𝑛 𝑝𝑎𝑦𝑠, 𝑛𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎𝑖𝑡-𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑝𝑙𝑎𝑖𝑠𝑖𝑟 𝑑’𝑒𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑟. 𝑈𝑛 𝑝𝑎𝑦𝑠, 𝑐̧𝑎 𝑣𝑒𝑢𝑡 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑛𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑒𝑢𝑙 𝑒𝑡 𝑠𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑐ℎ𝑒𝑧 𝑙𝑒𝑠 𝑔𝑒𝑛𝑠, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑟𝑏𝑟𝑒𝑠, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑒, 𝑖𝑙 𝑦 𝑎 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠, 𝑞𝑢𝑖, 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑜𝑛 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑙𝑎̀, 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑 𝑝𝑎𝑡𝑖𝑒𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡. »**

Et l’envie de vous demander et vous, quel est ou pas « Le pays des étés » ?

Le vôtre …

*Pierre Adrian, 𝐿𝑒 𝑝𝑎𝑦𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑡𝑒́𝑠, Gallimard, Collection Blanche

**Pavese, 𝐿𝑎 𝑙𝑢𝑛𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑓𝑒𝑢𝑥…(en exergue   dans le livre)

#pierreadriand #gallimard #bretagne #Maison #vacances #perte #souvenirs

De ci... De là...

Devine qui vient dîner ce soir avec Jeanne…

Elle aussi est de mes « followers ». Sous le pseudo de BergA.

BergA, c’est Anita Ekberg.

Elle a accepté de venir dîner et de répondre à mes questions…

Entre souvenirs, rires, mélancolie, elle s’est racontée.

Ecoutez jusqu’au bout…

Et quand je lui ai proposé de terminer sur une chanson, quelle surprise de la voir choisir la chanson de Daniel Duteuil….

« Si vous m’aviez connue »

Et puis ces mots d’elle :

« 𝐽𝑒 𝑛’𝑎𝑖 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑔𝑟𝑒𝑡𝑠. 𝐽’𝑎𝑖 𝑎𝑖𝑚é, 𝑝𝑙𝑒𝑢𝑟é, é𝑡é 𝑓𝑜𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑏𝑜𝑛ℎ𝑒𝑢𝑟. 𝐽’𝑎𝑖 𝑔𝑎𝑔𝑛é 𝑒𝑡 𝑗’𝑎𝑖 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢… »

Anita Ekberg, Corriere della Sera, 2011.

Chroniques

*Nous aussi*

*𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢* 𝐨𝐮  𝗹𝗮 𝘁𝗿𝗮𝗴𝗲́𝗱𝗶𝗲 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐚𝐠𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧…

*Nous aussi*, d’Anne Godard est un livre sans prénoms, sans noms.

Personne ne dit « je ». 

Un « on » collectif absorbe une famille de la bourgeoisie parisienne, indifférenciée jusqu’à l’os. Un « on » consanguin jusqu’au drame. 

Le sang appelle la métaphore qui traverse tout le livre : 

« On coagule, on se resserre pour que la plaie cesse de saigner »

Mais le caillot ne tient plus. Ce que le livre raconte, ce n’est pas l’explosion d’un « nous », c’est l’échec d’une coagulation, d’une plaie qui reste ouverte et qui continue de saigner…

Parce-que personne, jamais, n’a posé la question qui aurait pu la nommer…

Mais les murs épais ont craqué et le mot est « sorti »…

Magnifique, splendide de tenue, de floutage, de retenue et de douleur…

Et cette photo de couverture qui aimante et qui dérange…

Anne Godard, * Nous aussi*, Actes Sud, Août 2026

#annegodard #actessud #roman #coagulation #jeanneorient

Chroniques

*Camping*

*Camping* ou les Polaroïds de l’exil…

« Sofia, une Roumaine installée depuis vingt ans en Espagne, s’apprête à regagner son pays au moment de la retraite. Pendant quelques jours, elle accueille son fils dans le camping où elle vit et travaille, et où elle se heurte chaque jour à une langue qui la trahit ; lui rappelle sans cesse qu’elle n’est qu’une étrangère de passage… Un endroit à la fois provisoire et profondément enraciné dans sa vie.

Ce roman sur l’exil ordinaire explore la manière dont on peut s’installer en un lieu sans jamais véritablement y appartenir. Et comment, au moment du départ, tout devient soudainement, et contre toute attente, irremplaçable.

Lavinia Braniște raconte, avec une sobriété bouleversante, la vie d’une femme suspendue entre deux pays où elle n’a plus vraiment de place. Camping dresse le portrait discret mais percutant de milliers d’existences invisibles, prises entre espoir d’ascension et brutalité du réel. »**

Et puis deux mots qui restent et resteront. Le premier, c’est le verbe être en espagnol, que Sofia utilisera dans sa tête selon le  présent ou l’éphémère.

Et l’autre, c’est Volver… Volver comme revenir, repartir, rentrer…

Comme la chanson…

* Camping* de Lavinia Braniște, traduit du roumain par Sylvain Audet-Găinar, 

**Editions des Syrtes, paru le 21 août 2026.

#olimpiaverger #LaviniaBraniste #sylvainaudetgainar

#danburcea #lettrescapitales

#roumainsenespagne

De ci... De là...

Devine qui vient dîner ce soir avec Jeanne

Un podcast court. Avec un invité surprise, un dîner sans filtre, zéro politique.

De l’intime et quelques questions qui permettent de raconter très brièvement, une légende qui court, une vie amoureuse, un cinéma, un rêve qui n’a pas été. 

J’ai testé les questions sur deux amis qui connaissent bien Staline (enfin l’Histoire).

L’une dont c’est le métier a tiqué en disant c’est un peu nul et l’autre dont c’est vraiment le métier (enseigner) a trouvé que c’est une approche peut-être,  pour aller un peu plus loin sur un sujet.

Toutes les deux par contre ont ri d’un dîner où je viens chapeautée et avec lunettes de soleil.

Moi je trouve que c’est « stylé » 

𝐸𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 é𝑣𝑖𝑡𝑒𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑑é𝑏𝑜𝑟𝑑𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, (𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟𝑒), 𝑐𝑒 𝑝𝑜𝑑𝑐𝑎𝑠𝑡 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑛𝑖 𝑢𝑛𝑒 𝑡𝑟𝑖𝑏𝑢𝑛𝑒, 𝑛𝑖 𝑢𝑛 𝑗𝑢𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝑛𝑖 𝑢𝑛𝑒 𝑟éℎ𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛…

Cette semaine, à table avec un follower un peu particulier : Staline.

Et j’ai osé parler avec lui d’André Markowicz. 

André n’est pas au courant et j’espère qu’il ne m’en voudra pas (sourire)

Et indice pour le prochain dîner : c’est une actrice que nous aimons

Chroniques

*Suzanne Valadon l’insoumise*

*𝗦𝘂𝘇𝗮𝗻𝗻𝗲 𝗩𝗮𝗹𝗮𝗱𝗼𝗻, 𝗹’𝗶𝗻𝘀𝗼𝘂𝗺𝗶𝘀𝗲*

« 𝐽𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑗𝑒 𝑛’𝑎𝑖 𝑡𝑟𝑖𝑐ℎé. 𝐼𝑙 𝑦 𝑎 𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑑’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠 à 𝑝𝑜𝑠𝑒𝑟 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑡𝑜𝑖𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡𝑠 𝑑𝑢 𝑣𝑖𝑠𝑎𝑔𝑒, 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑟𝑝𝑠. 𝐼𝑙 𝑦 𝑎 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑖𝑛𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑒, 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑟𝑎𝑐𝑡è𝑟𝑒. 𝑂𝑏𝑠𝑒𝑟𝑣𝑒 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖-𝑐𝑖. 𝐸𝑡 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖-𝑙à. 𝑃𝑙𝑜𝑛𝑔é𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑒𝑛𝑠é𝑒𝑠.

𝐿’𝑒𝑛𝑣𝑖𝑟𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑢 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑎𝑔𝑒 𝑠𝑒 𝑟𝑒𝑓𝑙è𝑡𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑠𝑜𝑛 𝑟𝑒𝑔𝑎𝑟𝑑 ; 𝑚ê𝑚𝑒 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒𝑎𝑢 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒𝑎𝑢. 𝐼𝑙 𝑦 𝑎 𝑙𝑒 𝑏𝑟𝑢𝑖𝑡 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖. 𝑂𝑢 𝑙𝑒 𝑠𝑖𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒. 𝐼𝑙 𝑦 𝑎 𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑠𝑠é, 𝑙’𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑐𝑒, 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑙𝑒𝑠𝑠𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝑜𝑛 𝑐𝑎𝑐ℎ𝑒, 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑡 𝑜𝑛 𝑛𝑒 𝑣𝑒𝑢𝑡 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑠𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟. 𝐶𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑒𝑚𝑒𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑙𝑜𝑛𝑡é. 𝑄𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒.

𝐶𝑒 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎𝑖𝑚𝑒. 𝐶𝑒 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑’ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑢𝑑𝑒.

𝐶𝑒 𝑑𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑟ê𝑣𝑒 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑠𝑒 𝑙’𝑎𝑣𝑜𝑢𝑒𝑟. 𝑇𝑜𝑢𝑡 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡. 𝐸𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 𝑓𝑎𝑢𝑡-𝑖𝑙 ê𝑡𝑟𝑒 𝑐𝑎𝑝𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑟… »

Agnès Clancier a vu, elle a même fouillé dans les « repentirs » de 𝗦𝘂𝘇𝗮𝗻𝗻𝗲 𝗩𝗮𝗹𝗮𝗱𝗼𝗻, 𝗹’𝗶𝗻𝘀𝗼𝘂𝗺𝗶𝘀𝗲

Elle a peut-être à son insu, tenté de faire le portrait que personne n’a jamais su faire de l’insoumise.

Les deux femmes, celle qui est dans le livre et celle qui écrit sont du même « pays ». Le Limousin.

Toutes les deux sont parties chacune vers son destin.

Toutes les deux ont poussé les murs, ont élevé un enfant seule. L’une fille mère et l’autre par mère par adoption. Une adoption sans « homme ».

Toutes les deux ont cassé les codes, ont décidé de leur liberté, toutes les deux sont insoumises.

Et ce livre est unique justement parce que jamais l’histoire de Suzanne Valadon n’a été racontée par une fille du « pays natal », par une autre insoumise…

Et bien sûr, vous rencontrerez Degas, Renoir, Picasso, Reverdy et aussi Erik Satie, l’amoureux fou mais qu’elle n’a jamais aimé.

Et quand elle le peignait, lui la dessinait sur du papier à musique…

À la base, elle voulait être acrobate. Elle est tombée. Elle s’appelait Marie-Clémentine.

Elle s’est relevée et elle est devenue Suzanne Valadon.

𝗦𝘂𝘇𝗮𝗻𝗻𝗲 𝗩𝗮𝗹𝗮𝗱𝗼𝗻, 𝗹’𝗶𝗻𝘀𝗼𝘂𝗺𝗶𝘀𝗲

Agnès Clancier, 𝗦𝘂𝘇𝗮𝗻𝗻𝗲 𝗩𝗮𝗹𝗮𝗱𝗼𝗻, 𝗹’𝗶𝗻𝘀𝗼𝘂𝗺𝗶𝘀𝗲, Editions Des Instants

Collection Les Réfractaires.

Parution le 25 août 2026 

Chroniques

*Sur la route de la Loire*

*𝘚𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘳𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘓𝘰𝘪𝘳𝘦* et la splendeur d’un livre qui désenclave

Déjà *𝘜𝘯 𝘴𝘰𝘪𝘳 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘓𝘰𝘪𝘳𝘦* peint par Vallotton en couverture. Et puis, Anne la compagne de l’auteur qui est/fait le voyage et qui récite de mémoire du Balzac (Eugénie Grandet) face au vent. 

Et lui, Emmanuel Ruben qui raconte ces quatre étés et onze jours de vélo à remonter La Loire. 

Et nous apprenons des mots nouveaux, nous côtoyons l’Histoire d’hier et d’aujourd’hui. Nous rencontrons sur les chemins de halage des écrivains de tous les siècles.

Et la géographie par pans nous revient.

Et si je devais désigner un lecteur idéal pour ce livre, nous le serons tous, mais ce serait aussi des lycéens

Ceux qui vont bientôt affronter la vie pour de bon, ses fleuves à traverser, ses îles où faire escale, son horizon à trouver. 

Quel formidable pari que de désenclaver une génération sommée de tenir son existence dans un rectangle de quelques centimètres, de vivre concentrée sur son propre nom, son propre visage, son propre fil d’actualité. 

Ce livre oppose autre chose encore, un pays entier, une géographie qui déborde, un avenir à préserver et la Loire…

Il raconte qu’on peut apprendre la littérature en pédalant et en regardant, que Rabelais, julien Gracq et tant d’autres, se rencontrent  aussi sur un chemin de halage.

*𝘚𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘳𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘓𝘰𝘪𝘳𝘦 * est une leçon de choses, au sens le plus ancien, la vraie, celle qui vient du dehors, du vent de face, et de l’histoire d’un fleuve

*𝘚𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘳𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘓𝘰𝘪𝘳𝘦*, d’Emmanuel Ruben, aux Editions Stock (2026)

𝘊𝘰𝘶𝘷𝘦𝘳𝘵𝘶𝘳𝘦: © 𝘓𝘦 𝘗𝘦𝘵𝘪𝘵 𝘈𝘵𝘦𝘭𝘪𝘦𝘳

𝘐𝘭𝘭𝘶𝘴𝘵𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘤𝘰𝘶𝘷𝘦𝘳𝘵𝘶𝘳𝘦 : 𝘍é𝘭𝘪𝘹 𝘝𝘢𝘭𝘭𝘰𝘵𝘵𝘰𝘯, 𝘜𝘯 𝘴𝘰𝘪𝘳 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘓𝘰𝘪𝘳𝘦, 𝟣𝟫𝟤𝟥 © 𝘉𝘳𝘪𝘥𝘨𝘦𝘮𝘢𝘯𝘪𝘮𝘢𝘨𝘦𝘴 

Chroniques

*La mémoire des lieux*

*𝐋𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞𝐮𝐱* 𝐞𝐭 𝐥’𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐯𝐢𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞

« 𝐸𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡, 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑝𝑎𝑟𝑓𝑢𝑚 𝑎𝑢𝑞𝑢𝑒𝑙 𝑗𝑒 𝑟𝑒̂𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑎𝑖𝑡 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑝𝑖𝑛𝑐𝑒́𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑒́𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑜𝑠𝑒𝑠 𝑟𝑜𝑢𝑔𝑒𝑠, 𝑑𝑒 𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎̂𝑡𝑎𝑖𝑔𝑛𝑖𝑒𝑟, 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑝𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑙𝑢𝑛𝑒.

𝐷𝑢 𝑏𝑜𝑢𝑞𝑢𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑟𝑜𝑠𝑒𝑠 𝑏𝑎𝑐𝑐𝑎𝑟𝑎 𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑎 𝑚𝑒̀𝑟𝑒 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑡 𝑟𝑒𝑐̧𝑢 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑛 𝑎𝑚𝑎𝑛𝑡, 𝑗𝑒 𝑑𝑒́𝑟𝑜𝑏𝑎𝑖 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑒́𝑝𝑎𝑛𝑜𝑢𝑖𝑒, 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑒𝑥𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒𝑡 𝑚𝑒́𝑙𝑎𝑛𝑔𝑒𝑎𝑖 𝑠𝑒𝑠 𝑝𝑒́𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑎̀ 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎̂𝑡𝑎𝑖𝑔𝑛𝑖𝑒𝑟. 𝐷𝑒́𝑝𝑖𝑡𝑒́𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎 𝑙𝑢𝑛𝑒 𝑛𝑒 𝑟𝑒́𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑎̀ 𝑚𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠, 𝑟𝑒𝑓𝑢𝑠𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑑𝑒́𝑙𝑖𝑣𝑟𝑒𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑙𝑎𝑟𝑚𝑒𝑠 𝑎𝑟𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒́𝑒𝑠, 𝑗𝑒 𝑚𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑠 𝑟𝑎𝑏𝑎𝑡𝑡𝑢𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑜𝑢𝑡𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑛𝑎𝑐𝑟𝑒 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑟𝑜𝑏𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑎 𝑚𝑒̀𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑗𝑒 𝑡𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖 𝑑𝑒 𝑏𝑟𝑜𝑦𝑒𝑟.

[…] 𝐽𝑒 𝑟𝑒́𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑢𝑙𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑖𝑙𝑒̀𝑔𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑓𝑢𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑐𝑟𝑒́𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 :

– 𝑙𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑒́𝑚𝑜𝑢𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑖𝑟𝑒̀𝑛𝑒𝑠 𝑓𝑙𝑜𝑟𝑎𝑙𝑒𝑠

– 𝑙’𝑜𝑑𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑒𝑟 𝑑𝑢 𝑁𝑜𝑟𝑑 𝑎̀ 𝑙’𝑎𝑢𝑏𝑒

– 𝑙𝑒 𝑣𝑜𝑙 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑗𝑜𝑛𝑞𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑎𝑢-𝑑𝑒𝑠𝑠𝑢𝑠 𝑑𝑢 𝑗𝑎𝑠𝑚𝑖𝑛

– 𝑙𝑎 𝑡𝑢𝑏𝑒́𝑟𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑛𝑜𝑐𝑡𝑢𝑟𝑛𝑒 𝑒𝑡 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑓𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠…

– 𝑙𝑒 𝑛𝑎𝑟𝑐𝑜𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑦𝑙𝑎𝑛𝑔 𝑦𝑙𝑎𝑛𝑔 𝑙’𝑖𝑣𝑟𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑒𝑥𝑜𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑙𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑛𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑠𝑎𝑙𝑖𝑐𝑦𝑙𝑒́𝑒 𝑢𝑛 𝑑𝑖𝑝𝑡𝑦𝑞𝑢𝑒… 𝑙’𝑒́𝑙𝑒́𝑔𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑡𝑖𝑎𝑟𝑒́ 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑐𝑟𝑢𝑎𝑢𝑡𝑒́ 𝑑𝑢 𝑔𝑎𝑟𝑑𝑒́𝑛𝑖𝑎

– 𝑙’𝑖𝑛𝑠𝑜𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑑𝑟𝑒́𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑜𝑢𝑐ℎ𝑒 𝑟𝑒́𝑡𝑟𝑜 𝑑𝑢 𝑟ℎ𝑖𝑧𝑜𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑖𝑟𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑣𝑖𝑠𝑖𝑡𝑒𝑢𝑟 ℎ𝑒𝑠𝑝𝑒́𝑟𝑖𝑑𝑒́… 𝑙𝑒 𝑦𝑢𝑧𝑢

-l’𝑎𝑢𝑟𝑎 𝑠𝑎𝑐𝑟𝑒́𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑖𝑛𝑐𝑒𝑠𝑡𝑢𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑚𝑦𝑟𝑟ℎ𝑒, 𝑙𝑎 𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑢 𝑟𝑜𝑖 𝑑𝑒 𝐶ℎ𝑦𝑝𝑟𝑒

– 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑡𝑖𝑠𝑎𝑛𝑒 𝑎𝑢𝑥 𝑚𝑢𝑙𝑡𝑖𝑝𝑙𝑒𝑠 𝑓𝑎𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠

𝑙𝑎 𝑓𝑒̀𝑣𝑒 𝑡𝑜𝑛𝑘𝑎

– 𝑙’𝑒𝑠𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑝𝑙𝑒𝑛𝑑𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑇𝑢𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖𝑠𝑒

– 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑐𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟𝑒́𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑚𝑎 𝑚ère »

Véronique Bergen *La mémoire des lieux*

Éditions Edwarda (Collection Amazuz)

Date de parution : 01/09/2026