Chroniques

*Siméra en Crète*

*𝐒𝐢𝐦𝐞́𝐫𝐚 𝐞𝐧 𝐂𝐫𝐞̀𝐭𝐞* 𝐨𝐮 𝐥𝐞 𝐯𝐨𝐲𝐚𝐠𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐮𝐢𝐥 …

«Fuis l’horizon bruyant qui toujours te réclame / Pour écouter enfin ta vivante rumeur…» 

Jules Supervielle ouvre ce livre comme on ouvre une porte longtemps condamnée. 

Catherine Sourd l’a choisie en exergue et ce n’est pas un hasard. Elle aussi avait une porte bloquée.

«Il y a des années, je m’en rends compte maintenant, que l’écriture est en travers de ma porte. Je ne pouvais pas sortir…»

Ce voyage à cheval en Crète, elle l’a fait en 1982.  Et ce texte a attendu. 

Quarante-quatre ans avant d’être édité. Quarante-quatre ans entre le seuil et le passage. Comme si le livre lui-même devait mûrir à l’ombre, hors du temps, avant de consentir à exister.

115 pages. Pas une de trop. Une odyssée  ! Le mot s’impose, parce que le voyage a cette forme : partir pour revenir autrement. 

Partir pour se retrouver capable de rentrer.

La jument s’appelle Siméra. 

En grec, cela veut dire « aujourd’hui ». 

Catherine Sourd avait eu un chien, autrefois, elle l’avait appelé Jadis. Entre Jadis et Siméra, une vie s’est jouée. Une traversée du temps. On ne saura pas tout et c’est bien ainsi.

Siméra impose son rythme. Sa lenteur. Ses arrêts. C’est elle qui décide, en réalité, comme ces chiens guides qui savent, à l’insu presque de leur maître, où poser le pied. La jument ne sait pas qu’elle soigne. Elle est soignée aussi. Elles deviennent complices

Les paysages sont splendides et l’écriture poétique, nerveuse, charnelle. Un corps-à-corps avec la nature. 

La beauté  dans les arrêts, les haltes, les sources. L’eau comme oasis, le sable comme rêve, la nuit étoilée, la lune belle et ronde sur les collines blanches.

L’eau justement. Elle est métaphore et souterraine dans le texte.  

Et puis, il a les rêves. Ils  sont le cœur battant du livre, sa nuit intérieure, son désordre nécessaire :

«Parce que mes rêves cherchent à la traverser, parce qu’ils veulent rentrer en moi. Mais cette nuit c’est impossible, je les ai mis dehors. Et du seuil de ma peau je les vois. Ils grouillent. Je ne les reconnais plus […] Ils m’ont pris la parole. Ils ont mélangé toutes les lettres de mon alphabet et m’ont réduite au charabia […] 

Mes rêves tourbillonnent. Ils sont sortis en tempête de ma mémoire grande ouverte […] Mes rêves sont au bout de mes doigts comme au bout de ma langue […]

«  Ils se sont posés délicatement sur mon corps comme une multitude de papillons de nuit. Ils sont phosphorescents. Je suis baignée de lueurs frémissantes […] Maintenant à la source de mes rêves je m’abreuve. Et mes rêves me bordent et posent des baisers sur mon front. Oui, j’ai compris. Nous sommes inséparables…»

Ce passage est bouleversant. Il dit tout ! L’insomnie  créatrice, la langue perdue et retrouvée, l’écriture comme corps étranger et  qui finit par exister. Le sable des rêves comme le sable du chemin. 

On pense à Nicolas Bouvier et *L’Usage du monde*, le voyage qui use et qui refait. On pense au silence des routes lentes. Au fait qu’on ne guérit pas vraiment…on apprend à marcher avec ce qu’on porte.

À la fin du voyage, il faut vendre Siméra. Catherine Sourd veut la vendre au plus gentil, celui qui la laissera libre, sereine, qui ne la maltraitera pas. 

Siméra veut dire « Aujourd’hui ». Et aujourd’hui ne s’emporte pas… 

La couverture porte un centaure d’Odilon Redon,  mi-homme mi-bête, mi-terre mi-rêve, mi-hier mi-demain. Le livre est là, entre les deux. Il apporte de l’espace. Du lointain dans la proximité. Du visible dans la lenteur.

Catherine Sourd a déposé le livre.

Quelque  chose s’est déplacé en elle,  pas guéri complètement. Mais la porte s’est entrouverte. L’écriture peut sortir.

Et nous, lecteurs, nous restons là avec ce livre écrit en 1982, édité en 2026, qui porte en lui ce temps suspendu comme une bougie qu’on aurait oublié d’éteindre. 

«Fuis l’horizon bruyant qui toujours te réclame / Pour écouter enfin ta vivante rumeur / Que garde maintenant de ses arcs de verdeur / Le palmier qui s’incline aux sources de ton âme.»

Catherine Sourd, *Siméra en Crète – Un vagabondage à cheval*

Editions Des Instants (2026) 

Chroniques

*White Song*

𝐖𝐡𝐢𝐭𝐞 𝐒𝐨𝐧𝐠…

«J’𝘢𝘪𝘮𝘦𝘳𝘢𝘪𝘴 𝘵𝘦 𝘥𝘦́𝘷𝘰𝘪𝘭𝘦𝘳 𝘵𝘰𝘶𝘵 𝘮𝘰𝘯 𝘦̂𝘵𝘳𝘦  

𝘮𝘢𝘪𝘴 𝘭𝘦 𝘥𝘦𝘴𝘵𝘪𝘯 𝘯𝘦 𝘭𝘦 𝘱𝘦𝘳𝘮𝘦𝘵 𝘱𝘢𝘴. »

Schubert. D’emblée. Avant le premier poème, Christine Guinard  place son recueil sous ce signe et tout est dit. Tout ce qu’on ne pourra pas dire. Tout ce qu’on voudrait dire et qu’on ne peut pas. Un recueil, une tentative…

𝐖𝐡𝐢𝐭𝐞 𝐒𝐨𝐧𝐠 le blanc écrit, tremblé, chanté.

Et Christine  Guinard nous rappelle que la poésie n’est pas là pour consoler. 

Elle est là pour que les mots tiennent compagnie aux choses qui résistent à être dites.

Un très beau recueil adressé à M…on ne saura pas plus…

Et puis les  photographies de France Dubois.

Et les mots de la dernière de couverture que nous devons à Françoise Spiess :

« 𝘊𝘩𝘢𝘯𝘴𝘰𝘯-𝘮𝘦́𝘮𝘰𝘪𝘳𝘦, 𝘤𝘩𝘢𝘯𝘴𝘰𝘯-𝘴𝘰𝘶𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳, 𝘤𝘩𝘢𝘯𝘴𝘰𝘯-𝘮𝘦𝘳𝘤𝘪, 𝘤𝘩𝘢𝘯𝘴𝘰𝘯 𝘥’𝘦𝘴𝘱𝘢𝘤𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘵𝘦𝘮𝘱𝘴 𝘥𝘦́𝘱𝘢𝘴𝘴𝘦́𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘫𝘢𝘮𝘢𝘪𝘴 »

𝐖𝐡𝐢𝐭𝐞 𝐒𝐨𝐧𝐠…

Lisez-le lentement, comme on écoute  Schubert…

Christine Guinard, 𝐖𝐡𝐢𝐭𝐞 𝐒𝐨𝐧𝐠, Editions unicité -François Mocaër-

Chroniques

*La violence faite aux autres*

𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲 𝗗𝗼𝘀é 𝗼𝘂 𝗹𝗮 𝗰𝗵𝗮𝗺𝗯𝗿𝗲 𝗻𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 *𝗟𝗮 𝘃𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗳𝗮𝗶𝘁𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀*

*La violence faite aux autres* rappelle que personne n’est protégé d’une affaire pénale. Personne. 

Il rappelle également que la justice n’est pas un théâtre d’opinion. Sa place est au prétoire. Avec des juges qui ne regardent que les faits et les preuves, qui s’appuient sur les lois, des témoins, des avocats. Dehors ne devraient pas être « un souffleur » en matière de Justice.

Et puis, la justice, n’a pas de place sur les réseaux, ni dans les studios, ni dans les dîners où l’on condamne avant de comprendre. On peut avoir un avis. Pas juger.

Il rappelle également que nous sommes un grand pays et que notre système carcéral est indigne. Il faut des moyens. On ne peut faire vivre des présumés innocents et des coupables avec des rats, des cafards et une atteinte pareille à la dignité humaine. 

Et le temps. Le temps et sa chape. Ce temps qui peut abîmer irrémédiablement des innocents…

Il y a Venise aussi. La ville qui s’effondre et recommence. Sa splendeur qui étreint. Et cette effraction du destin dans un couple qui regarde Venise, son éphémère et son éternel recommencement. 

Et puis nous lecteurs. Nous arrivons avec nos certitudes sur les grandes affaires de Marie Dosé. Le livre ne cherche pas à les corriger ou à convaincre. Il fait plus. Il nous fait réfléchir…

À mesure que l’époque réclame des coupables immédiats, ce texte défend encore une idée presque obscène de nos jours : l’humanisme. Non comme posture morale. Comme risque.

Marie Dosé, *La violence faite aux autres*, Éditions du Sonneur.

Marc Villemain

Sandrine Duvillier

Valérie Millet

Les Editions du Sonneur 

Chroniques

*La complainte du matelas*

𝑪𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆…

« 𝘚’𝘦𝘧𝘧𝘢𝘤𝘦𝘳 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢 𝘭𝘶𝘮𝘪𝘦̀𝘳𝘦 𝘦𝘵 𝘴𝘦 𝘵𝘳𝘢𝘯𝘴𝘧𝘰𝘳𝘮𝘦𝘳 𝘦𝘯 𝘤𝘩𝘢𝘯𝘵. » 𝘌𝘳𝘪𝘬 𝘉𝘭𝘰𝘮𝘣𝘦𝘳𝘨

Claire Fourier a cette capacité rare de faire d’un objet, ici un matelas abandonné,  un miroir exact de nos vies intérieures, sans pathos, avec cette ironie tendre qui est la marque des grandes romantiques. Car Claire Fourier l’est. Elle  continue de livre en livre à nous raconter les fées, les ogres,  la sensualité, l’abîme, l’enchantement et cette petite qui musique qui  grince et qui s’appelle 𝒍𝒆 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒔…

« 𝘓𝘦 𝘫𝘦𝘶 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘦 𝘦𝘴𝘵 𝘥𝘶𝘳 𝘢̀ 𝘫𝘰𝘶𝘦𝘳 »*

Et Claire Fourier est une intrépide et bouleversante lanceuse de dès.

𝘾𝙡𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙁𝙤𝙪𝙧𝙞𝙚𝙧  

*𝙇𝙖 𝙘𝙤𝙢𝙥𝙡𝙖𝙞𝙣𝙩𝙚 𝙙𝙪 𝙢𝙖𝙩𝙚𝙡𝙖𝙨 𝙤𝙪 𝙇’𝙖𝙢𝙤𝙪𝙧 𝙗𝙡𝙚𝙨𝙨𝙚́, 𝙩𝙤𝙪𝙟𝙤𝙪𝙧𝙨 𝙗𝙡𝙚𝙨𝙨𝙚́* (nouveau, 2026)

Editions Tinbad (Guillaume Basquin et

Christelle Mercier)

* in Struggle for life (film)

Chroniques

*Clément*

« 𝘊’𝘦𝘴𝘵 𝘧𝘢𝘯𝘵𝘢𝘴𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘵𝘰𝘶𝘵 𝘤𝘦 𝘲𝘶’𝘰𝘯 𝘱𝘦𝘶𝘵 𝘴𝘶𝘱𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦𝘳… » Guillaume Apollinaire 

Et lire *Clément* de Romain Lemirele cherche midi éditeur – est un concentré de ces mots.

Le livre s’ouvre sur une phrase :

« On ne sait pas ce que le passé nous réserve. »

Et puis, quelques lignes plus loin, cette autre phrase, aussi simple, aussi foudroyante :

« Voila, tu la connais l’histoire. »

Non. On ne la connaît pas encore. Mais on va la traverser avec lui.

Le livre s’appelle *Clément*. 

Clément, c’est l’enfant. C’est l’auteur. C’est Romain Lemire – parolier, comédien, chanteur, pianiste – qui a mis quarante-sept ans à trouver comment revenir chercher ce garçon de sept ans qu’il avait laissé quelque part dans le noir.

Paris. Montparnasse. Les années 80. Une enfance cultivée, joyeuse, aimante. 

Un père professeur de français – brillant, qu’on écoute, qu’on regarde. Une mère qui travaille dans l’édition. Deux frères, Pierre et Victor. Une sœur, Estelle. Une maison familiale l’été. Des grands-parents, des cousins, des cousines, des amis.

Et dans ce « décor-là », le père viole Clément. De ses sept ans jusqu’à ses quatorze ans.

Ce qui distingue *Clément* de tant d’autres bouleversants témoignages, c’est que Romain Lemire a compris  quelque chose d’essentiel, on ne peut pas raconter l’inceste depuis la hauteur de l’adulte qui sait. On ne peut pas descendre dans le noir avec un projecteur. 

Il faut y retourner avec les yeux qu’on avait alors. Les mains qu’on avait alors et les mots qui manquaient alors.

« Ecrire à hauteur d’enfant »

Et c’est remonter *Clément*. Par paliers…

*Clément* de Vincent Lemire – Cherche-Midi Éditeur

Prix Goncourt du premier roman – 2026

Interviews

L’escale de Jeanne avec François Mocaër

Profession : 𝐄́𝐝𝐢𝐭𝐞𝐮𝐫

« …𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑚𝑎𝑛𝑞𝑢𝑒 / que 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑑é𝑐𝑜𝑢𝑣𝑟𝑜𝑛𝑠 𝑐𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑙𝑢𝑚𝑖𝑛𝑒𝑢𝑥 / 𝑜ù 𝑠𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑚𝑒𝑢𝑟𝑒𝑟 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙’é𝑡𝑒𝑟𝑛𝑖𝑡é […]

𝐸𝑡 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑦𝑜𝑛𝑠 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙’𝑖𝑚𝑚𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑣𝑜𝑦𝑎𝑔𝑒 / à 𝑝𝑎𝑟𝑐𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟 𝑑’𝑖𝑐𝑖 𝑗𝑢𝑠𝑞𝑢’à 𝑙’𝑎𝑢𝑏𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑚𝑒𝑡𝑡𝑒𝑢𝑠𝑒 / 𝑒𝑛 𝑐𝑒 𝑟𝑖𝑣𝑎𝑔𝑒 𝑎𝑐𝑐𝑢𝑒𝑖𝑙𝑙𝑎𝑛𝑡 / 𝑙’𝑢𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑟è𝑔𝑙𝑒 𝑑’𝑜𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑐𝑟è𝑡𝑒𝑠… »*

Il est drôle, «cash », mystique. Exigeant. Il est casse-cou aussi.

Il est éditeur….

Editions unicité -François Mocaër-

Nous étions à la Brasserie *Le Sélect* infiniment remerciée pour l’accueil 

C’est un peu bruyant, mais c’est des bruits de vie.

Allez jusqu’au bout, il parlera des « mangeurs de lumière », de ses chiens, et de ce chat qui n’a plus que trois pattes.

Et aussi du silence qu’il aime tant dans le bus de nuit qui le mène chez lui à Saint-Chéron.

L’escale de Jeanne, avec un personnage !

*Textes et poésie mystiques de François Mocaër (extrait)

Rencontres Littéraires et Autres

L’émotion des Mots Sons

« 𝑳𝒆𝒔 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒔𝒐𝒏𝒔 𝒅𝒊𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒂𝒓𝒇𝒐𝒊𝒔 𝒄𝒆 𝒒𝒖’𝒐𝒏 𝒏’𝒐𝒔𝒆𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒋𝒂𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒂𝒗𝒐𝒖𝒆𝒓 𝒆𝒏 𝒑𝒂𝒓𝒍𝒂𝒏𝒕»*

Un soir de mai, chez Anne Ghisoli et son équipe de libraires, à Librairie Gallimard Paris

Avec :

Katia Bouchoueva, Stéphane Hirschi, Fred Nevché

 Et *L’émotion des mots-sons*

Ils nous ont raconté :

Le sens profond de l’acte d’écrire, de dire, de chanter 

Le tissage d’une chanson  avec ses accrocs et son moiré

Tous sont des « conteurs… » avec la beauté du conte, son mystère et son émotion.

Ce qu’il provoque en nous. Ce qu’il déplace. 

Et le temps qui est de la traversée.

Le temps compté d’une chanson, d’un texte « slamé » 

Ce temps même qui rend éternelle *l’émotion des mots-sons*

Merci également à Armelle Le Golvan, Béatrice Courraud, Annie Dana, Jérémie Bossone et Dominique Bertrand

Ils ont chacun, à leur façon, «performé»

Une rencontre particulière et émouvante…

Et un public formidable, présent, attentif, ému. La salle tout entière complice de cette traversée des mots.

* Françoise Hardy

Il était une fois...

Si le Litani m’était conté…

𝗨𝗻𝗲 𝗿𝗶𝘃𝗶𝗲̀𝗿𝗲, 𝘂𝗻 𝗳𝗹𝗲𝘂𝘃𝗲, 𝘂𝗻 𝗽𝗼𝗲̀𝘁𝗲, 𝘂𝗻 𝗽𝗮𝘆𝘀…

De Gibran Khalil Gibran au fleuve Litani, cette chronique suit le fil de l’eau pour parler de mémoire et de ce qui ne disparaît jamais vraiment, mais se transforme, doucement, en océan.

Entrer dans la mémoire de l’autre sous la forme d’un conte est une forme d’éternité…

Jeanne Orient

Interviews

L’escale de Jeanne avec Caroline Huppert

« 𝘓𝘦𝘴 𝘩𝘰𝘳𝘪𝘻𝘰𝘯𝘴 𝘦𝘯𝘵𝘳𝘦𝘷𝘶𝘴 𝘥𝘰𝘯𝘯𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘥é𝘴𝘪𝘳𝘴 𝘧𝘰𝘶𝘴. » 𝘍𝘭𝘢𝘶𝘣𝘦𝘳𝘵

Caroline Huppert a longtemps cherché ses horizons derrière une caméra.

Elle en a trouvé un nouveau, inattendu, dans l’écriture…

𝗨𝗻𝗲 𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗰𝗮𝗰𝗵é𝗲 ou l’histoire de ses parents, Annick et Raymond, mariés le 26 octobre 1940 dans la France occupée.

Bouleversant récit, d’une grande beauté.

Un destin…

Caroline Huppert, *Une histoire cachée*, Editions Mercure de France

L’escale de Jeanne au  Café Restaurant Les Éditeurs (infiniment remerciés)

Chroniques

*la vague au doigt*

« 𝘓’𝘢𝘪𝘳 𝘦𝘴𝘵 𝘱𝘭𝘦𝘪𝘯 𝘥𝘶 𝘧𝘳𝘪𝘴𝘴𝘰𝘯 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘩𝘰𝘴𝘦𝘴 𝘲𝘶𝘪 𝘴’𝘦𝘯𝘧𝘶𝘪𝘦𝘯𝘵… »•

*𝐋𝐚 𝐯𝐚𝐠𝐮𝐞 𝐚𝐮 𝐝𝐨𝐢𝐠𝐭* d’Alain Hoareau est à la fois un recueil photographique, un carnet poétique et une méditation sur la perte. 

Trois temps du même geste : 

– la vague vivante, indomptable ; 

– la photo, corps figé de ce qui fut ;

– l’écriture, enfin, pour dire la perte, ce  qui s’est  enfui et pourtant la vie toujours 

Alain Hoareau, *La Vague au doigt*, Editions unicité -François Mocaër-.

Parution  le 15 mai

• Charles Baudelaire