𝗦𝗮𝗻𝘀 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝘀𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗮 𝗻𝘂𝗶𝘁
« 𝘑’𝘢𝘪 𝘵𝘦𝘯𝘵𝘦́ 𝘥’𝘪𝘯𝘴𝘦́𝘳𝘦𝘳 𝘭𝘦 𝘧𝘪𝘭 𝘥’𝘰𝘳 𝘥𝘦 𝘭’𝘦́𝘵𝘦𝘳𝘯𝘪𝘵𝘦́ 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘵𝘳𝘪𝘤𝘰𝘵 𝘥𝘶 𝘵𝘦𝘮𝘱𝘴. »
Ces mots sont de Georges Haldas à qui ce livre est dédié.
Il est dédié à Claude Vigée également. Haldas et Vigée, les éveilleurs écrit Gerard Vincent.
Et Claude Vigée, lui a offert ce « 𝘯𝘰𝘺𝘢𝘶 𝘱𝘶𝘭𝘴𝘢𝘯𝘵 𝘰𝘳𝘪𝘨𝘪𝘯𝘦𝘭 » où loge le feu.
Et puis d’autres compagnons traversent de cette nuit aux lueurs d’or.
Ainsi Jean Follain et ses mots :
« 𝘈𝘶 𝘧𝘰𝘯𝘥 𝘥𝘶 𝘵𝘦𝘮𝘱𝘴 𝘷𝘦𝘳𝘥𝘰𝘪𝘦 𝘶𝘯 𝘮𝘦𝘳𝘷𝘦𝘪𝘭𝘭𝘦𝘶𝘹 𝘴𝘪𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦. »
C’est le galet merveilleux que Gérard Vincent va ramasser. Un galet que le torrent a roulé jusqu’à le rendre tenable dans une paume, alors qu’il brûle encore de l’intérieur.
𝗦𝗮𝗻𝘀 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝘀𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗮 𝗻𝘂𝗶𝘁, ce sont quarante-cinq ans de carnets, polis par la marche. Un homme brisé au printemps 1978, relevé, apaisé, qui prie avec le souffle et traverse la nuit, tenu par un fil d’or.
Ce fil d’or est sur la couverture : un nocturne de Whistler, noir et or.
L’or ne vainc pas le noir mais il lui tient tête, comme une flamme dans l’obscurité.
Gérard Vincent nous offre plus qu’un livre. Il offre une main tendue dans le noir, une présence qui questionne :
– qu’oserons-nous laisser sans défense, pour que la lumière entre ?
– Quel consentement pour garder nos paumes ouvertes ?
Et puis il y a peut-être ce mot pour plus nous convaincre encore.
Le mot Poésie.
« 𝘭𝘢 𝘱𝘰𝘦́𝘴𝘪𝘦, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘴𝘢𝘶𝘵𝘦𝘳 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘵𝘦𝘮𝘱𝘴. 𝘈̀ 𝘤𝘰𝘳𝘱𝘴 𝘱𝘦𝘳𝘥𝘶 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘧𝘭𝘦𝘶𝘷𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘧𝘢𝘴𝘤𝘪𝘯𝘦. 𝘈𝘭𝘭𝘦𝘳 𝘷𝘰𝘪𝘳 derrière ce 𝘣𝘦𝘢𝘶 𝘯𝘰𝘮 𝘥𝘦 𝘱𝘦́𝘳𝘪𝘭. 𝘊𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘭𝘶𝘮𝘪𝘦̀𝘳𝘦 𝘶𝘯𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘴𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢𝘲𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘭𝘢 𝘛𝘦𝘳𝘳𝘦 𝘯𝘦 𝘴𝘦𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘲𝘶’𝘶𝘯 𝘢𝘴𝘵𝘳𝘦 𝘦𝘳𝘳𝘢𝘯𝘵, 𝘶𝘯𝘦 𝘧𝘢𝘳𝘤𝘦 𝘴𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘳𝘦. »
Gérard Vincent, 𝗦𝗮𝗻𝘀 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝘀𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗮 𝗻𝘂𝗶𝘁 – Notes sur le temps, la foi, la poésie – Editions Des Instants
Octobre 2026










