« 𝘊𝘢𝘳 𝘴𝘪 𝘭𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘤𝘦𝘳𝘵𝘰 𝘥𝘦 𝘙𝘢𝘤𝘩𝘮𝘢𝘯𝘪𝘯𝘰𝘷, 𝘭𝘢 𝘱𝘢𝘨𝘦 𝘥𝘦 𝘗𝘳𝘰𝘶𝘴𝘵, 𝘭𝘦 𝘤𝘰𝘳𝘱𝘴 𝘧𝘭𝘢𝘮𝘣𝘦́ 𝘥𝘶 𝘎𝘳𝘦𝘤𝘰, 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘶 𝘝𝘢𝘭 𝘥’𝘖𝘳𝘤𝘪𝘢, 𝘭𝘦 « 𝘲𝘶’𝘶𝘯 𝘣𝘦𝘢𝘶 𝘥𝘦́𝘴𝘦𝘴𝘱𝘰𝘪𝘳 𝘢𝘭𝘰𝘳𝘴 𝘭𝘦 𝘴𝘦𝘤𝘰𝘶𝘳𝘶̂𝘵 » 𝘥𝘶 𝘷𝘪𝘦𝘪𝘭 𝘏𝘰𝘳𝘢𝘤𝘦 𝘰𝘶 𝘭𝘦𝘴 𝘺𝘦𝘶𝘹 𝘥𝘦 𝘮𝘢 𝘨𝘳𝘢𝘯𝘥-𝘮𝘦̀𝘳𝘦 𝘰𝘯𝘵 𝘳𝘦́𝘴𝘪𝘴𝘵𝘦́ 𝘢̀ 𝘭𝘢 𝘨𝘭𝘰𝘶𝘵𝘰𝘯𝘯𝘦𝘳𝘪𝘦 𝘥𝘦 𝘭’𝘰𝘶𝘣𝘭𝘪, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘲𝘶’𝘪𝘭𝘴 𝘦́𝘵𝘢𝘪𝘦𝘯𝘵, 𝘤𝘩𝘢𝘤𝘶𝘯 𝘢̀ 𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘮𝘢𝘯𝘪𝘦̀𝘳𝘦, 𝘭𝘦𝘴 𝘮𝘦𝘴𝘴𝘢𝘨𝘦𝘳𝘴 𝘥’𝘶𝘯 𝘢𝘮𝘰𝘶𝘳 𝘲𝘶𝘪 𝘯𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘮𝘰𝘶𝘳𝘪𝘳. »
Cet extrait est dans le livre d’ Emmanuel Godo *Une si fragile présence* aux Éditions Albin Michel.
C’est un livre comme une confidence, comme une nuit à la belle étoile où nous regardons le ciel à la recherche à la fois d’un signe de Dieu et peut-être de ceux qu’on aime et qui nous ont aimés .
Nous sommes en Italie. À Ravenne, dans la Basilique de St Apollinaire in Class. Devant une mosaïque de la Transfiguration.
Emmanuel Godo est saisi par le dépouillement qui appelle à « regarder ».
Et là commence le chant d’amour. Et là, se « glisse » la photo de ses parents, jeunes, élégants et amoureux. Ils sont dans un restaurant et un photographe prend la photo. La mère regarde comme au-delà de l’objectif. Elle est rieuse et son regard défie la métaphore de la mort qui est dans chaque photo.
*Une si fragile présence* est un livre sur l’absence et c’est un livre de retrouvailles.
Que l’on soit croyant ou pas, on ne peut qu’être transporté par la beauté de cette méditation autour de l’Amour, de l’absence et de la Vie.
Et nous refermons le livre doucement.
*Une si fragile présence* est entre les pages. Pareille à cette lampe servante (comme me l’a appris une amie) qu’on laisse sur scène après l’extinction des feux.
Elle est là en veille, pour empêcher quiconque qui entrerait dans la salle sans lumière, de trébucher.
Emmanuel Godo, *Une si fragile présence*, Éditions Albin Michel










