Une traversée sensible, vibrante, des Espagnes. Entre ferveur et ferias, entre peinture, mode et mystère du flamenco, entre vagues, poésie et guitare.
Christiane Rancé ouvre la rencontre avec 𝘘𝘶𝘦 𝘷𝘪𝘷𝘢 𝘌𝘴𝘱𝘢𝘯̃𝘢 ! 𝘜𝘯 𝘪𝘵𝘪𝘯𝘦́𝘳𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘢𝘮𝘰𝘶𝘳𝘦𝘶𝘹 (éditions Tallandier). Une écriture mystique, exaltée, portée autant par le rêve que par la lucidité, qui embrasse les Espagnes intimes, ardentes et contrastées, celles des passions, des croyances et de la fête.
Marie-Laure Ruiz-Maugis fait se répondre Goya et Yves Saint Laurent, avec 𝘎𝘰𝘺𝘢 𝘦𝘵 𝘠𝘷𝘦𝘴 𝘚𝘢𝘪𝘯𝘵 𝘓𝘢𝘶𝘳𝘦𝘯𝘵, 𝘓’𝘌𝘯𝘧𝘢𝘯𝘵 𝘣𝘭𝘦𝘶 𝘦𝘯 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘢𝘨𝘦 (éditions Macenta). Historienne de l’art et flamenca elle-même, elle dira la danse flamenca, dans ce qu’elle a de plus profond, de plus libre, de plus mystérieux.
Alain Hoareau complète cette traversée avec 𝘓𝘢 𝘝𝘢𝘨𝘶𝘦 𝘢𝘶 𝘥𝘰𝘪𝘨𝘵 (éditions Unicité). Par la poésie, l’image et la musique, il dira l’éphémère et la perte. Il fera également entendre l’âme de la guitare espagnole : son histoire, ses vibrations, ses silences, sa ferveur.
Une rencontre à trois voix,
suivie d’une séance de dédicaces.
Il y aura captation.
Les livres de la dédicace, et nous-mêmes, serons sur place.
En arrivant, chacun qui aura chez lui déjà inscrit son nom sur un petit post-it, le déposera dans la coupelle prévue à l’entrée. Trois noms seront tirés au sort.
Chaque gagnant repartira avec les trois livres des auteurs invités.
Et les non-Parisiens ne seront pas oubliés pour cette première : une question, dont la réponse se trouvera dans la captation, donnera lieu elle aussi à un tirage au sort.
Informations à suivre.
𝗟’𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲.
Nous vous attendons nombreux !
Le calendrier des Fils de MémoireS à suivre. Dont déjà :
Le 24 novembre 2026 (toujours chez Anne Ghisoli – Librairie Gallimard)
Anne Godard , *Nous aussi* (Actes Sud)
**********
Et le Fil de Mémoires reporté de juin dernier aura lieu le 19 janvier 2027 avec
Il y a des voyages qui vous déplacent à peine d’un pas et d’autres qui vous arrachent à vous-même.
On croit souvent qu’il suffit de franchir une frontière pour passer dans un autre monde. C’est faux…
Le seul déplacement qui compte vraiment, celui qui laisse une cicatrice ou un sillage, se joue dans cette brèche intime où l’on consent à perdre pied. La géographie n’y est qu’un prétexte.
La vraie topographie est intérieure, capricieuse, parfois rétive.
On pourrait dire que l’écriture est cette part de nous clandestine, qui nous accompagne. Elle observe nos résistances et fouille ce « territoire de soi »
« Les mots, comme les êtres et les groupes humains, voyagent, se déplacent, émigrent et immigrent, avec des fortunes diverses. Ils appartiennent à l’espèce immense des SIGNES, ces réalités physiques qui donnent aux humains accès au réel et à l’imaginaire, au concret et à l’abstrait, à la matière et à l’Esprit… » (Alain Rey).
À cette réflexion lumineuse s’ajoute peut-être une évidence…La traduction n’est rien d’autre que l’un de ces voyages.
Trois traducteurs passeurs racontent les mots migrateurs. C’est « fort », jubilatoire, bouleversant, drôle.
Claro, Editions Inculte, Françoise Morvan et André Markowicz, Editions Mesures, traducteurs écrivains racontent dans cette captation leur (s) métier (s), leur (s) passions et puis beaucoup d’inattendus et d’humour…
« Nous avons une dette quand nous recevons le récit de l’autre… »
David Teboul raconte en direct *Les filles de Birkenau*
Il nous dit que nous avons une dette, quand nous recevons certains récits, comme ceux des *Filles de Birkenau*…
Il nous dit qu’entre ces dernières rescapées de Birkenau, tout au long et du tournage du documentaire et du récit sur papier, il lui fallait trouver sa juste place.
Qu’elle est la place quand le récit s’enfonce dans le terrible de Birkenau ?
Au début de ce déjeuner au printemps, « Les filles de Birkenau » sont « normales » et puis tout doucement, elles fléchissent, elles sont entre elles… là-bas…
« Elles savent d’où elles parlent » nous dit David Teboul
« Que la vie des autres parait simple, vue à distance… » disait Joyce Carol Oates
Ce Fil de MémoireS chez Anne Ghisoli et son équipe à la Librairie Gallimard montre combien la vie est loin d’être simple. Plus encore elle est rude parfois.
Anne-Dauphine Julliand et son livre : Ajouter de la vie aux jours (Éditions Les Arènes).
Marc Bouriche et son livre Éclaircies en haute mer (Éditions Complicités)
Et Daniel Kay et Les vies héroïques (Éditions Gallimard).
Racontent avec grande élégance combien « Le feutré de la peine » est « sonore » et souvent invisible.
Et puis, il y le chant… il y l’émerveillement… il y a l’héroïsme ordinaire aussi