« Au cœur de tout être circulent deux gouttes, l’une sur l’arrivée et l’autre sur le départ, auxquelles s’ajoute un ciel d’orage susceptible de devenir une journée magnifique : le bien-fondé d’une existence.
Il demeure au sein de tout être vibrant, un espace ouvert où recommencent les commencements.
Le reste du temps, on se débrouille, on accorde notre vie en fonction de ce que les dés nous ont consenti…»*
Chez Alexandre Millon, cette phrase n’est pas une image : c’est un axe. Il écrit depuis ce point de passage où l’existence s’éprouve…
Alexandre Millon vient d’un autre territoire du visible. Toujours écrire bien sûr, mais aussi un métier. Il était technologue dans l’imagerie médicale nucléaire. Métier du dedans, de l’invisible rendu lisible, des corps traversés par des ondes pour révéler ce qui ne se voit pas.
Et puis cette lucidité, sans résignation mais si humaine :
« on se débrouille, on accorde notre vie en fonction de ce que les dés nous ont consentis… »
Une Escale à distance. Les dés sont jetés…
*Alexandre Millon – L’Escale de Jeanne à distance

