Interviews

L’escale de Jeanne avec Ella Balaert

Connaissez-vous Léona Delcourt ?

C’est cette jeune femme « effacée »par Nadja.

Nadja la muse racontée  d’André Breton.

Breton la rencontre à Paris, à l’automne 1926. Elle a vingt-quatre ans, une fragilité ardente, une manière d’habiter le monde comme un rêve sans garde-fou. 

« Elle dit à Breton qui lui demande son prénom : « Nadja parce qu’en russe c’est le commencement du mot espérance, et parce que ce n’en est que le commencement.  » 

Le livre est magnifique, mais il est aussi implacable. Léona s’enfonce. Le compte à rebours est commencé. Elle l’aimera follement, lui, se désengage…puis,elle est internée. Elle meurt en 1941, à l’hôpital psychiatrique de Bailleul. Breton ne la reverra jamais.

Léona  Delcourt n’est pas seulement Nadja.

Elle est la preuve que la littérature  peut effacer et peut sauver aussi.

Dans un livre bouleversant, Ella Balaert raconte Léona D.

*Léona D., la femme cachée dans le mythe de Nadja*, n’est pas un manifeste contre Breton, mais juste peut-être, une vérité sur beaucoup de manquements… une réponse à la question inavouée  de Léona :

– Et moi qui m’a  racontée ?

Ella Baleart, *Léona D.  La femme cachée dans le mythe de Nadja (Des Femmes Antoinette Fouque)

Photo© Ella Balaert by Yann Audino

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