Berlin…
Sur la couverture, un mur. Des traces rouge sang. Un visage de femme.
Ce livre claque comme son titre.
Car Berlin, de Francois Masson, c’est plus qu’une ville. C’est un mot mur, un mot cicatrice.
Un roman d’Histoire et d’amour.
La Pologne de 1985, ses ouvriers, ses journaux clandestins, ses frontières est-allemandes où l’on retient son souffle. Un prêtre jeté à l’eau, une soudeuse licenciée qui fait trembler un régime.
C’est aussi un roman de fleuves. La Loire, ocre, indifférente, ouvre le livre. Puis l’Oder des chantiers navals, la Vistule qui garde ses morts, la Spree qui a englouti Rosa Luxemburg. L’eau charrie la mémoire, et la lumière change à chaque rive.
Des voix se relaient, un écrivain public, une ingénieure, des ouvriers, des étudiants partis en car vers l’Est.
Puis Lucie continue le récit à la première personne. Et tout bascule. Car les murs de béton ont des échos : un mari jaloux, un atelier interdit, des cloisons de soi. Même mécanique, autre échelle.
Une écriture sensuelle, mélancolique, tendue, poétique.
Et Berlin se referme avec des questions. À nous lecteurs de nous en emparer. D’imaginer les destins et la suite des histoires.
François Masson *Berlin*
Graphisme de couverture Chiara Masson
Editions Maïa

