๐ฆ๐ฎ๐ป๐ ๐ฑ๐ฒฬ๐ณ๐ฒ๐ป๐๐ฒ ๐๐ผ๐๐ ๐น๐ฎ ๐ป๐๐ถ๐
ยซ ๐’๐ข๐ช ๐ต๐ฆ๐ฏ๐ต๐ฆฬ ๐ฅ’๐ช๐ฏ๐ด๐ฆฬ๐ณ๐ฆ๐ณ ๐ญ๐ฆ ๐ง๐ช๐ญ ๐ฅ’๐ฐ๐ณ ๐ฅ๐ฆ ๐ญ’๐ฆฬ๐ต๐ฆ๐ณ๐ฏ๐ช๐ต๐ฆฬ ๐ฅ๐ข๐ฏ๐ด ๐ญ๐ฆ ๐ต๐ณ๐ช๐ค๐ฐ๐ต ๐ฅ๐ถ ๐ต๐ฆ๐ฎ๐ฑ๐ด. ยป
Ces mots sont de Georges Haldas ร qui ce livre est dรฉdiรฉ.
Il est dรฉdiรฉ ร Claude Vigรฉe รฉgalement. Haldas et Vigรฉe, les รฉveilleurs รฉcrit Gerard Vincent.
Et Claude Vigรฉe, lui a offert ce ยซ ๐ฏ๐ฐ๐บ๐ข๐ถ ๐ฑ๐ถ๐ญ๐ด๐ข๐ฏ๐ต ๐ฐ๐ณ๐ช๐จ๐ช๐ฏ๐ฆ๐ญ ยป oรน loge le feu.
Et puis dโautres compagnons traversent de cette nuit aux lueurs dโor.
Ainsi Jean Follain et ses mots :
ยซ ๐๐ถ ๐ง๐ฐ๐ฏ๐ฅ ๐ฅ๐ถ ๐ต๐ฆ๐ฎ๐ฑ๐ด ๐ท๐ฆ๐ณ๐ฅ๐ฐ๐ช๐ฆ ๐ถ๐ฏ ๐ฎ๐ฆ๐ณ๐ท๐ฆ๐ช๐ญ๐ญ๐ฆ๐ถ๐น ๐ด๐ช๐ญ๐ฆ๐ฏ๐ค๐ฆ. ยป
C’est le galet merveilleux que Gรฉrard Vincent va ramasser. Un galet que le torrent a roulรฉ jusqu’ร le rendre tenable dans une paume, alors qu’il brรปle encore de l’intรฉrieur.
๐ฆ๐ฎ๐ป๐ ๐ฑ๐ฒฬ๐ณ๐ฒ๐ป๐๐ฒ ๐๐ผ๐๐ ๐น๐ฎ ๐ป๐๐ถ๐, ce sont quarante-cinq ans de carnets, polis par la marche. Un homme brisรฉ au printemps 1978, relevรฉ, apaisรฉ, qui prie avec le souffle et traverse la nuit, tenu par un fil d’or.
Ce fil d’or est sur la couverture : un nocturne de Whistler, noir et or.
L’or ne vainc pas le noir mais il lui tient tรชte, comme une flamme dans l’obscuritรฉ.
Gรฉrard Vincent nous offre plus qu’un livre. Il offre une main tendue dans le noir, une prรฉsence qui questionne :
– quโoserons-nous laisser sans dรฉfense, pour que la lumiรจre entre ?
– Quel consentement pour garder nos paumes ouvertes ?
Et puis il y a peut-รชtre ce mot pour plus nous convaincre encore.
Le mot Poรฉsie.
ยซ ๐ญ๐ข ๐ฑ๐ฐ๐ฆฬ๐ด๐ช๐ฆ, ๐ค’๐ฆ๐ด๐ต ๐ด๐ข๐ถ๐ต๐ฆ๐ณ ๐ฅ๐ข๐ฏ๐ด ๐ญ๐ฆ ๐ต๐ฆ๐ฎ๐ฑ๐ด. ๐ฬ ๐ค๐ฐ๐ณ๐ฑ๐ด ๐ฑ๐ฆ๐ณ๐ฅ๐ถ ๐ฅ๐ข๐ฏ๐ด ๐ญ๐ฆ ๐ง๐ญ๐ฆ๐ถ๐ท๐ฆ ๐ฒ๐ถ๐ช ๐ง๐ข๐ด๐ค๐ช๐ฏ๐ฆ. ๐๐ญ๐ญ๐ฆ๐ณ ๐ท๐ฐ๐ช๐ณ derriรจre ce ๐ฃ๐ฆ๐ข๐ถ ๐ฏ๐ฐ๐ฎ ๐ฅ๐ฆ ๐ฑ๐ฆฬ๐ณ๐ช๐ญ. ๐๐ฆ๐ต๐ต๐ฆ ๐ญ๐ถ๐ฎ๐ช๐ฆฬ๐ณ๐ฆ ๐ถ๐ฏ๐ช๐ฒ๐ถ๐ฆ ๐ด๐ข๐ฏ๐ด ๐ญ๐ข๐ฒ๐ถ๐ฆ๐ญ๐ญ๐ฆ ๐ญ๐ข ๐๐ฆ๐ณ๐ณ๐ฆ ๐ฏ๐ฆ ๐ด๐ฆ๐ณ๐ข๐ช๐ต ๐ฒ๐ถ’๐ถ๐ฏ ๐ข๐ด๐ต๐ณ๐ฆ ๐ฆ๐ณ๐ณ๐ข๐ฏ๐ต, ๐ถ๐ฏ๐ฆ ๐ง๐ข๐ณ๐ค๐ฆ ๐ด๐ช๐ฏ๐ช๐ด๐ต๐ณ๐ฆ. ยป
Gรฉrard Vincent, ๐ฆ๐ฎ๐ป๐ ๐ฑ๐ฒฬ๐ณ๐ฒ๐ป๐๐ฒ ๐๐ผ๐๐ ๐น๐ฎ ๐ป๐๐ถ๐ – Notes sur le temps, la foi, la poรฉsie – Editions Des Instants
Octobre 2026

