𝗣é𝘁𝗿𝗶𝗰𝗵𝗼𝗿 𝗼𝘂 𝗹𝗲 𝗻𝗼𝗺 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂…
Pétrichor s’ouvre sur une mort déjà advenue. La narratrice, Kathy, parle depuis l’autre côté et c’est elle qui nous guide à travers le deuil de ceux qu’elle a laissés.
Dans cette maison familiale où sa mère, son père et son frère se retrouvent après la crémation, Laurent Georjin fait entendre trois voix intérieures qui se cherchent, se ratent, s’excusent trop tard.
Roman de la transidentité et du silence qui coûte, Pétrichor est aussi et peut-être surtout, un livre sur ce que l’amour n’a pas su dire à temps, mais c’est un livre d’amour.
Pétrichor, comme une chambre d’échos, une écriture hypnotique et la grâce qui habite tout le livre.
Extrait :
« 𝘗é𝘵𝘳𝘪𝘤𝘩𝘰𝘳, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘭’𝘰𝘥𝘦𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘦 𝘤𝘳𝘪𝘣𝘭é𝘦 𝘱𝘢𝘳 𝘭𝘢 𝘱𝘭𝘶𝘪𝘦.
𝘗é𝘵𝘳𝘪𝘤𝘩𝘰𝘳, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘦 𝘯𝘰𝘮 𝘥𝘦 𝘮𝘰𝘯 𝘢𝘣𝘴𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘷𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘤𝘦𝘳… »
Laurent Georjin écrit à la feuille d’or et chaque phrase est déposée avec la patience d’un enlumineur.
Laurent Georjin, *Pétrichor*, Éditions du Canoë

