Chroniques

*Sur la route de la Loire*

*𝘚𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘳𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘓𝘰𝘪𝘳𝘦* et la splendeur d’un livre qui désenclave

Déjà *𝘜𝘯 𝘴𝘰𝘪𝘳 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘓𝘰𝘪𝘳𝘦* peint par Vallotton en couverture. Et puis, Anne la compagne de l’auteur qui est/fait le voyage et qui récite de mémoire du Balzac (Eugénie Grandet) face au vent. 

Et lui, Emmanuel Ruben qui raconte ces quatre étés et onze jours de vélo à remonter La Loire. 

Et nous apprenons des mots nouveaux, nous côtoyons l’Histoire d’hier et d’aujourd’hui. Nous rencontrons sur les chemins de halage des écrivains de tous les siècles.

Et la géographie par pans nous revient.

Et si je devais désigner un lecteur idéal pour ce livre, nous le serons tous, mais ce serait aussi des lycéens

Ceux qui vont bientôt affronter la vie pour de bon, ses fleuves à traverser, ses îles où faire escale, son horizon à trouver. 

Quel formidable pari que de désenclaver une génération sommée de tenir son existence dans un rectangle de quelques centimètres, de vivre concentrée sur son propre nom, son propre visage, son propre fil d’actualité. 

Ce livre oppose autre chose encore, un pays entier, une géographie qui déborde, un avenir à préserver et la Loire…

Il raconte qu’on peut apprendre la littérature en pédalant et en regardant, que Rabelais, julien Gracq et tant d’autres, se rencontrent  aussi sur un chemin de halage.

*𝘚𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘳𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘓𝘰𝘪𝘳𝘦 * est une leçon de choses, au sens le plus ancien, la vraie, celle qui vient du dehors, du vent de face, et de l’histoire d’un fleuve

*𝘚𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘳𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘓𝘰𝘪𝘳𝘦*, d’Emmanuel Ruben, aux Editions Stock (2026)

𝘊𝘰𝘶𝘷𝘦𝘳𝘵𝘶𝘳𝘦: © 𝘓𝘦 𝘗𝘦𝘵𝘪𝘵 𝘈𝘵𝘦𝘭𝘪𝘦𝘳

𝘐𝘭𝘭𝘶𝘴𝘵𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘤𝘰𝘶𝘷𝘦𝘳𝘵𝘶𝘳𝘦 : 𝘍é𝘭𝘪𝘹 𝘝𝘢𝘭𝘭𝘰𝘵𝘵𝘰𝘯, 𝘜𝘯 𝘴𝘰𝘪𝘳 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘓𝘰𝘪𝘳𝘦, 𝟣𝟫𝟤𝟥 © 𝘉𝘳𝘪𝘥𝘨𝘦𝘮𝘢𝘯𝘪𝘮𝘢𝘨𝘦𝘴 

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