*Camping* ou les Polaroïds de l’exil…
« Sofia, une Roumaine installée depuis vingt ans en Espagne, s’apprête à regagner son pays au moment de la retraite. Pendant quelques jours, elle accueille son fils dans le camping où elle vit et travaille, et où elle se heurte chaque jour à une langue qui la trahit ; lui rappelle sans cesse qu’elle n’est qu’une étrangère de passage… Un endroit à la fois provisoire et profondément enraciné dans sa vie.
Ce roman sur l’exil ordinaire explore la manière dont on peut s’installer en un lieu sans jamais véritablement y appartenir. Et comment, au moment du départ, tout devient soudainement, et contre toute attente, irremplaçable.
Lavinia Braniște raconte, avec une sobriété bouleversante, la vie d’une femme suspendue entre deux pays où elle n’a plus vraiment de place. Camping dresse le portrait discret mais percutant de milliers d’existences invisibles, prises entre espoir d’ascension et brutalité du réel. »**
Et puis deux mots qui restent et resteront. Le premier, c’est le verbe être en espagnol, que Sofia utilisera dans sa tête selon le présent ou l’éphémère.
Et l’autre, c’est Volver… Volver comme revenir, repartir, rentrer…
Comme la chanson…
* Camping* de Lavinia Braniște, traduit du roumain par Sylvain Audet-Găinar,
**Editions des Syrtes, paru le 21 août 2026.
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