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Interviews

Au Fil des Titres avec Alain Hoareau

*Au Fil des titres* de Jeanne Orient

C’est une nouvelle rubrique. C’est un format court. 

Un auteur nous parle des titres de ses livres. Car un livre n’arrive jamais par hasard. Il traîne derrière lui une généalogie, une chambre  à échos, faites de sons et « d’images ». 

Pourquoi une telle émission ? 

Parce qu’une interview consacrée aux titres, c’est demander à l’auteur : 

-D’où vient ce mot que vous avez osé poser en façade ? 

-Quelle histoire secrète transporte-t-il ? » 

En somme c’est une émission où l’auteur se raconte par ce qu’il a osé nommer ou ce que son éditeur l’a aidé à nommer. 

Et derrière ces titres, la littérature reprend peut-être son rôle le plus émouvant : faire entendre la vie cachée des mots.

Et c’est avec Alain Hoareau que nous ouvrons cette nouvelle rubrique.

Il a déjà neuf  livres publiés et un nouveau sur le chemin.

Et bien sûr je reviendrai vers d’autres  ici et ailleurs pour parler des titres des livres et de la vie cachée des mots 

C’est fascinant un titre…

Interviews

L’escale de Jeanne avec Véronique Bergen

« Tout art a produit des merveilles, l’art de gouverner n’a produit que des monstres »

Saint-Just

Dans ce roman *Saint-Just* aux Éditions Tinbad, Véronique Bergen nous raconte la Révolution française, la Terreur, Saint-Just.

Elle précise qu’elle n’est pas historienne.

Elle a choisi la fiction pour combler les blancs qui raconte cette période, qui disent Saint-Just et une polyphonie où toutes les voix sont convoquées.

Dans cet entretien, nous revenons avec elle également sur le geste d’écriture, la matière historique, les voix fantômes, la poésie comme respiration, et la manière dont un révolutionnaire de vingt-six ans parle encore à nos soulèvements contemporains.

L’Escale s’est faite à distance.

Merci infiniment à elle. 

Véronique Bergen, *Saint-Just* – Editions Tinbad

Interviews

L’escale de Jeanne avec Corina Ozon et Simona Ferrante

« La mélancolie est un état privilégié. » Emil Cioran

Simona Ferrante vit à Chambéry. Traductrice et écrivain

Corina Ozon vit à Bucarest. Journaliste et écrivain. 

« Sœurs de langue ».

Et chacune dans sa géographie a rejoint l’autre. 

Une même féconde mélancolie les habite. La mélancolie roumaine

Une même joie les habite aussi.

Et la France bien sûr…

Une Escale de Jeanne à distance avec Corina Ozon  et Simona Ferrante.

Combien nous apprenons en écoutant l’autre. Combien nous découvrons cette écriture, ce dire de la marge.

La marge, ce merveilleux terreau.

Interviews

L’escale de Jeanne avec Mala Barbulescu

Nasha ou la terre remuée…

« Je voudrais écrire des mots qui soient des soleils

et les lancer sur les hommes

pour qu’ils deviennent plus beaux

comme la lumière qui tombe sur les choses. »

Ilarie Voronca

Entre la France et la Roumanie, une formidable « nappe phréatique »

Et Mala Bărbulescu nous livre un très beau roman : Nasha.

Si vous voulez connaître « Le monde large », la force du mot possible et tant d’autres mots comme courage, exil, fiction, terre, écriture, il faut écouter Mala. 

L’écouter jusqu’au bout.

C’est une double traversée. Mala Barbulescu a écrit une « fiction ». Nasha et Ada pourraient exister nous dit-elle. Mais elle ne les connaît pas et aucune n’est Mala…

Mais la terre remuée est la terre natale des trois femmes

Mala Barbulescu est auteure et parolière

La terre remuée est également la terre natale de son époux Dan Burcea

Mala Barbulescu, * Nasha* (Éditions Altramenta)

Interviews

L’escale de Jeanne avec Anne Bouxin

« On ne se console pas des chagrins, on s’en distrait. »

C’est avec cette phrase de Stendhal que l’on pourrait ouvrir cette Escale de Jeanne avec Anne Bouxin.

Elle écrit, elle est mannequin et elle appartient à cette génération des grands orphelins. Ceux qui ont été aimés et qui perdent tard leurs parents.

Mais elle raconte sans s’attarder. Pudique Anne Bouxin. Très .

Sa vie intime a connu une tempête, elle en parle presque sous X…

Mais Anne Bouxin préfère sourire, déplacer le projecteur, cultiver la légèreté comme une discipline.

Elle est drôle, inattendue…

L’escale lui ressemble. 

On navigue entre confidences esquissées et rires…

Un fond de bruit…mais nous sommes si bien accueillis. 

Et puis, il y a une vedette : Oups

Interviews

L’escale de Jeanne avec Agnès Clancier

Agnès Clancier est une femme en urgence. Elle écrit. Elle traverse le monde. Elle écrit encore et elle re traverse le monde.

Les terres lointaines, les aventurières comme l’aviatrice et résistante  Maryse Bastié, la fascinent. 

Mais il faut écouter Agnès, la voir rire, réfléchir, tenter de poser le mot juste, d’expliquer pour nous, pour elle…et soudain sourire, s’attendrir…

Un nom comme une ancre… Karina

Sokolova. Sa fille adoptée. Agnès Clancier  a écrit un livre avec pour titre : Karina Sokolova. C’est comme un album photos. Un livret de famille. Et quand Karina lui a demandé :

– Pourquoi tu m’as adoptée ?

Juste ces mots :

« Parce que tu n’avais pas de maman… et que je n’avais pas de petite fille » 

Une phrase « absolue », une épiphanie.

Merci au Restaurant Les Éditeurs de nous avoir reçues.

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L’escale de Jeanne avec Guilaine Depis

Intrepide, décoiffante parfois, touchante, spontanée gracieuse, exigeante, douée, toujours avec cette force et ce fond de mélancolie elle avance  souveraine.

Balustrade nous dit-elle, c’est un peu d’une chanson où le mot Bal accompagne la « petite fille aux allumettes », un peu de la beauté d’un lustre joyau, lumineux… et le reste.

D’une enfance cabossée, elle a retenu qu’il faut vivre coûte que coûte.

Elle a une connaissance parfaite du milieu de l’édition, de ses mirages, de ses joies. Elle lance des auteurs, leur fait faire parfois leurs premiers pas dans ce milieu que souvent ils connaissent mal.

Elle est drôle aussi, il faut l’écouter pour comprendre.

Et toujours les chats compagnons, confidents.

La considération nous dit-elle est ce qui relève l’autre.

À la Brasserie Lipp, infiniment remerciée, elle est chez elle Guilaine Depis.

Une Escale drôle, bouleversante et inattendue …

Merci Guilaine de tout ce qui s’est dit.

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L’escale de Jeanne avec Marie-Hélène Prouteau

Tenir dans la nuit, une lampe à la main…

Quelle Escale ! Elle est contagieuse Marie-Hélène Prouteau Stéphan quand elle parle de Celan…

Elle s’émeut, s’émerveille, se tient dans l’ombre pour laisser venir les souvenirs… elle entonne un chant… elle sort un album photos, elle passe la main sur les pierres…et puis l’Histoire… la terrible Histoire.

Et elle raconte… c’est beau ! C’est lumineux ! 

Avec *Paul Celan, Sauver la clarté* (éd. Unicité), Marie-Hélène Prouteau nous emmène dans une incroyable traversée. 

Mandelstam, Nelly Sachs et tant d’autres apparaissent comme des compagnons de route. 

Et puis, fresques murales,

correspondances, géographie, mémoire, tout devient signe, borne, pierre d’attente. 

C’est  une « calligraphie de lumière », qu’a su détecter Marie-Hélène Prouteau, écrit dans la préface Mireille Gansel.

Écouter Marie-Hélène Prouteau, c’est marcher avec Celan… pour apprendre à tenir…

À « tenir dans la nuit, une lampe à la main… »

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L’escale de Jeanne avec Pierre Perrin

« Devant la pluie à verse, un verdier décoiffe ses ailes. Imitons-le, si nous pouvons. Secouons le morne, la morosité. Touchons la lumière. Le temps n’est plus d’apprendre, sinon ceci : Partage ton savoir et meurs. Et toi, jeune, vis ton soûl… »

Pierre Perrin * Le goût de vivre* (Extrait)

Nous avons secoué le morne, la morosité…

Un feu d’artifice de questions réponses.

C’est drôle, émouvant, décoiffant, grinçant, bouleversant et puis…

Et comme l’écrit Pierre Perrin :

« L’âme a son rythme, ses éclairs et sa lenteur ensemble. C’est pourquoi elle nous dépasse »

Et il ajoute :

« Je vous souhaite mille bonheurs »

L’estampe de couverture de l’essai Le goût de vivre est signée Florence Crinquand

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L’escale de Jeanne avec Lise Marzouk

L’Escale de Jeanne en *terre natale*

Dans *La Dernière Porte*, (Éditions Héloïse d’Ormesson), Lise Marzouk tisse un roman bouleversant, intime et lumineux, où la maternité devient espace sacré, lieu de bascule entre l’avant et l’après.

Dans le huis clos feutré d’une maternité parisienne, dix femmes traversent l’épreuve de l’accouchement. Face à elles, Clémence, une infirmière d’un mètre cinquante-cinq à peine, incarne le soin dans ce qu’il a de plus humain : prendre soin pendant et après de chaque femme venue accoucher. Tenter de leur laisser un peu de douceur même quand certaines repartent les bras vides.

Le silence aussi parfois en bandoulière… en garrot…

Dix chapitres, dix “portes”, comme autant de seuils de vie. 

Le roman n’est ni médical ni théorique : il parle du réel, dans ce qu’il a de douloureux, de miraculeux, de profondément humain.

Et la plume de Lise Marzouk : « forte », le mot juste, aguerrie à l’attente, à la peur, à l’espoir…