{"id":780,"date":"2025-11-28T09:45:28","date_gmt":"2025-11-28T08:45:28","guid":{"rendered":"https:\/\/jeanneorient.com\/?p=780"},"modified":"2025-11-28T09:45:28","modified_gmt":"2025-11-28T08:45:28","slug":"precaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeanneorient.com\/?p=780","title":{"rendered":"*Pr\u00e9caire*"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-medium-font-size\">Pr\u00e9caire\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">\u00ab Jamais je n&rsquo;aurais cru qu&rsquo;il p\u00fbt y avoir autant de sang dans une maman\u2026 \u00bb*<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Cette phrase lanc\u00e9e par <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/GuyAllixPoete?__cft__%5B0%5D=AZWwch3BRSHmRgrZRnhvqnLikCQdHfRgwcn5SQR0beEWhpKyLbtBUjKPa5V6YBAdASKmCVoRyV6VcULBuk4hQLwDvejiD_22_6_u7Rcbc80KZ_T4WkD4jKvo72pbq0N5g-_m2jB8Bi0gRoe4-o2eb5WT429bhKLfdJTpy5fVSVYpmA&amp;__tn__=-%5DK-R\"><strong>Guy Allix,<\/strong><\/a> jadis, comme un aveu originel, fissure d\u2019une fa\u00e7on implacable toute la vie de Guy Allix.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Elle devient la terre remu\u00e9e de tous ses po\u00e8mes. Elle devient le vent d\u2019errance qui l\u2019habite \u00e0 chaque fois qu\u2019il dispara\u00eet.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Elle a ind\u00e9niablement tiss\u00e9 le titre de son&nbsp; nouveau recueil *Pr\u00e9caire*.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Dans ce recueil, chaque page est un espace d\u00e9pouill\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le po\u00e8te avance dans ce vide. Il observe, il nomme, il expose ce qui vacille, ce qui manque, ce qui pourrait s\u2019effondrer \u00e0 tout instant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Et pourtant, paradoxalement, tout tient. Tout est tenu par le rythme des mots, par la pr\u00e9cision des images, par ce fil po\u00e9tique qui agit comme un levier invisible.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">*Pr\u00e9caire, c\u2019est aussi comme une grande correspondance unilat\u00e9rale et un peu testamentaire. Des chapitres pour raconter, pour expliquer tout le manque, toutes les absences, mais aussi de tr\u00e8s belles pages de remerciements \u00e0 tous ceux qui ont compt\u00e9 pour le po\u00e8te.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">La langue est tremblante mais rigoureuse, comme si chaque mot devait tenir le monde \u00e0 bout de souffle. Comme si chaque phrase devait faire office de pont au-dessus du vide.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Tout dans ce recueil est une le\u00e7on d\u2019abandon ma\u00eetris\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le po\u00e8te ne cherche ni la consolation ni l\u2019illusion.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il a pour harnais le po\u00e8me :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">[\u2026] Que tu filtres la parole<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">De ce m\u00eame fil sombre<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Qui vient coudre les l\u00e8vres<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Jusqu\u2019\u00e0 ce cri sourd<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">O\u00f9 suinte l\u2019essentielle absence [\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Tout est dit ou presque. Le harnais s\u2019use avec le temps mais il tient encore.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Et puis, il y a des souvenirs qui portent des images, ainsi&nbsp; cette jeune femme sur une terrasse&nbsp; et des rires que l\u2019ombre a rattrap\u00e9s trop vite. Et une autre qui me touche particuli\u00e8rement, c\u2019est celle d\u2019un ami trop t\u00f4t disparu et qui nous laisse un paysage incendi\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">*Pr\u00e9caire* est un livre o\u00f9 la frugalit\u00e9 est de mise. Elle suffit \u00e0 tenir le fil de vie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Et sur une page blanche et d\u00e9pouill\u00e9e,&nbsp; ces mots :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">\u00ab Seule la tendresse parfois te met \u00e0 l\u2019heure du monde\u2026 \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Et boulevers\u00e9s nous refermons avec pr\u00e9caution le recueil.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Un homme *Pr\u00e9caire* continue de se d\u00e9pouiller.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Et ces mots magnifiques de la Pr\u00e9face sign\u00e9e Adam Katzman comme pour continuer de faire escorte \u00e0 ce \u00ab magnifique errant \u00bb :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">[\u2026] Aussi longtemps que ta guitare sera bien accord\u00e9e, toi, Guy le po\u00e8te voyageur, tu sauras prendre le vent pour y lancer les mots tr\u00e8s simples de ta po\u00e9sie, pour faire \u00e9voluer dans le ciel le cerf-volant de tes phrases implacablement&nbsp; justes et vraies pour les faire claquer dans l&rsquo;azur. Pas pour nous \u00e9pater, pas pour nous en imposer, pas pour la gloire. Juste parce qu&rsquo;il doit en \u00eatre ainsi, par fid\u00e9lit\u00e9, par amour, pour tes amis et les femmes qui t&rsquo;ont aim\u00e9 et qui continuent de t&rsquo;aimer [\u2026]**<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Guy Allix, *Pr\u00e9caire*, <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/jacquesandre.editeur?__cft__%5B0%5D=AZWwch3BRSHmRgrZRnhvqnLikCQdHfRgwcn5SQR0beEWhpKyLbtBUjKPa5V6YBAdASKmCVoRyV6VcULBuk4hQLwDvejiD_22_6_u7Rcbc80KZ_T4WkD4jKvo72pbq0N5g-_m2jB8Bi0gRoe4-o2eb5WT429bhKLfdJTpy5fVSVYpmA&amp;__tn__=-%5DK-R\"><strong>Jacques Andr\u00e9 \u00c9diteur<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">**Lumineuse Pr\u00e9face d\u2019Adam Katzman<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">* Tir\u00e9e de Maman, j\u2019ai oubli\u00e9 le titre de notre histoire&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9caire\u2026 \u00ab Jamais je n&rsquo;aurais cru qu&rsquo;il p\u00fbt y avoir autant de sang dans une maman\u2026 \u00bb* Cette phrase lanc\u00e9e par Guy Allix, jadis, comme un aveu originel, fissure d\u2019une fa\u00e7on implacable toute la vie &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":781,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-780","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chroniques","latest_post"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jeanneorient.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/780","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jeanneorient.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/jeanneorient.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanneorient.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanneorient.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=780"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/jeanneorient.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/780\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":782,"href":"https:\/\/jeanneorient.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/780\/revisions\/782"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanneorient.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/781"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jeanneorient.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=780"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanneorient.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=780"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanneorient.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=780"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}