{"id":725,"date":"2025-10-03T12:15:07","date_gmt":"2025-10-03T10:15:07","guid":{"rendered":"https:\/\/jeanneorient.com\/?p=725"},"modified":"2025-10-03T12:15:08","modified_gmt":"2025-10-03T10:15:08","slug":"la-branche-argentine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeanneorient.com\/?p=725","title":{"rendered":"*La branche argentine*"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-medium-font-size\">Ce sont des lignes de m\u00e9moire. Des lignes travers\u00e9es par les vivants et les morts. Des lignes \u00ab d\u2019exil\u00e9s \u00bb. Des lignes d\u2019amour.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il y a une date. Celle du 7 octobre 2023.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Et <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/carole.zalberg?__cft__%5B0%5D=AZXvUlOLBGfHJFkNeyTHR97_ESUlYs2dCU3OidS7Xjm0UAbGThIeNuZ8QF7GYtJud0L8grC9L8Px9YkDmi5Js4WeurycMa9GvPvF6hPsi4zRu54nv8hRQ4dOXCkF-Bw8LAuKsI0rE-I1sBgb_TYIuGSJiemebSA92EVJwLVYEjjmbg&amp;__tn__=-%5DK-R\"><strong>Carole Zalberg<\/strong><\/a> a regard\u00e9 son p\u00e8re qui oubliait et qui s\u2019en allait de plus en plus dans un ailleurs\u2026et \u00ab Marie \u00bb embarque sur les traces d\u2019Ella, sa lointaine cousine, partie se r\u00e9fugier \u00e0 Buenos Aires en 1942.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Et elle, qui en 2018 avait \u00e9crit \u00abO\u00f9 vivre\u00bb (Grasset), a d\u00e9cid\u00e9 de&nbsp; savoir plus encore sur l\u2019autre branche de la famille. La *Branche argentine*.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">\u00ab Peut-on reconstruire sa vie, sur des ruines ? Que fait-on des fant\u00f4mes qui nous habitent ? \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Un roman bouleversant comme tous les romans de Carole Zalberg. Un roman tiss\u00e9 de m\u00e9moire, d\u2019exil mais aussi du questionnement permanent de ceux qui regardant en arri\u00e8re se br\u00fblent les yeux et qui en regardant devant sont pris d\u2019un terrible vertige.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il y a pour moi une grande \u00e9motion \u00e0 parler aujourd\u2019hui de *La Branche argentine*.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Car c\u2019est un 4 octobre 2018 que j\u2019avais chroniqu\u00e9 *O\u00f9 vivre* (Grasset) et dedans ces mots :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">\u00ab Et je te dirai, Anna, ma m\u00e8re, que ta s\u0153ur et toi n\u2019avez jamais \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9es, que nous tous, finalement, sur nos radeaux entra\u00een\u00e9s par le courant, vivons les heurts, malheurs et beaut\u00e9s d\u2019une seule et m\u00eame vie, enracin\u00e9e dans la perte et tendue vers l\u2019embellie \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Et aujourd\u2019hui ces autres mots&nbsp; dans *La Branche argentine* :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">\u00ab Elle se rel\u00e8vera. Bien s\u00fbr qu&rsquo;elle se rel\u00e8vera. Comme tant d&rsquo;autres pourtant \u00e9cras\u00e9s de chagrin. Mais quiconque l&rsquo;a c\u00f4toy\u00e9e ne reconna\u00eetra pas celle qu&rsquo;elle est devenue, femme \u00e0 peine vive, femme foudroy\u00e9e et r\u00e9tr\u00e9cie que le pr\u00e9sent d\u00e9sormais indiff\u00e8re.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Et Carole Zalberg continue et continuera d\u2019\u00e9crire sur les siens, sur le terrible des trajectoires parfois, sur l\u2019exil qui n\u2019est pas la terre, mais surtout cette part de soi qu\u2019il faut \u00ab r\u00e9parer \u00bb \u00e0 chaque fois.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Elle porte en elle les br\u00fblures de l\u2019Histoire et le besoin d\u2019horizon\u2026et puis, il y a la Branche Corse.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">La Corse, \u00ab si g\u00e9n\u00e9reuse en ciels splendides et changeants, ce lieu o\u00f9 entre tous, \u00ab Marie \u00bb vole des parenth\u00e8ses de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. La terre de Corse l\u2019ancre sans l\u2019entraver \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Depuis l\u2019\u00e9criture de ce roman, le p\u00e8re tant aim\u00e9 est parti pour toujours. Mais Carole Zalberg veille. Elle veille \u00e0 ne rien oublier ou laisser oublier.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Et puis dans sa famille, il y a&nbsp; son oncle d\u2019Isra\u00ebl, lui aussi parti trop t\u00f4t. Il \u00ab faisait \u00e9couter du Bach \u00e0 ses roses. Elles lui \u00e9taient reconnaissantes. \u00c0 en croire leur splendeur\u2026 \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Ce roman, je l\u2019ai lu la main sur le c\u0153ur. Il y a tant dans les Branches familiales de Carole Zalberg que je retrouve un peu dans les miennes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Peut-\u00eatre cet \u00e9parpill\u00e9 de par le monde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Peut-\u00eatre&nbsp; aussi cette splendide odeur de roses\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">J\u2019oubliais de dire la magnifique \u00e9criture de Carole Zalberg. Po\u00e9tique et sonore. Les lignes se \u00ab serrent \u00bb, se&nbsp; \u00ab desserrent \u00bb selon le rivage. Selon les souvenirs. Selon l\u2019\u00e9motion.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Carole Zalberg, *La Branche argentine*, \u00c9ditions Le Soir Venu<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce sont des lignes de m\u00e9moire. Des lignes travers\u00e9es par les vivants et les morts. Des lignes \u00ab d\u2019exil\u00e9s \u00bb. Des lignes d\u2019amour.&nbsp; Il y a une date. Celle du 7 octobre 2023. 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